Quelques mots sur la polysomnographie... Sur la base d'expériences cliniques, des stratégies de prévention des accidents de Mort Subite ont été développées dans des centres hospitaliers. Elles visent essentiellement les causes reprises sous les «M» de Milieu et de Maturation. Certaines approches sont basées sur des techniques permettant l'identification des nourrissons souffrant d'une infection ou d'une malformation congénitale. D'autres visent les enfants porteurs d'une immaturité des contrôles vitaux. Dans ce but, la polysomnographie a été développée pour permettre au clinicien de récolter des informations sur diverses fonctions neurologiques, respiratoires ou circulatoires du nourrisson de manière non invasive. La polysomnographie offre des services importants lorsqu'elle est utilisée dans le but d'évaluer les compétences cardiorespiratoires d'un enfant, et ce, tout particulièrement, s'il existe des risques accrus de décès, comme suggérés par l'histoire ou par le comortement du nourrisson. C'est pourquoi, les examens polygraphiques sont réservés aux petits prématurés, aux cadets ou aux jumaux survivants d'un enfant victime de la mort subite, aux enfants qui réchappent à un malaise, et à ceux qui manifestent des symptômes anormaux durant le sommeil (comme une transpiration excessive, des ronflements, des apnées ou des épisodes de pâleur.La polysomnographie contribue à préciser les compétences neurologiques, cardiaques et respiratoires d'un nourrisson. Elle n'offre cependant pas la possibilité de dépister les enfants à risque ou de prévoir l'évolution d'un nourrisson. Ni la sensibilité, ni la spécificité de ces examens ne leur donnent une valeur de test de dépistage, qui viserait à identifier les enfants à risque de manière prospective. (d'après l'article du Prof Kahn, paru dans le Bulletin d'éducation du Patient consacré à la prévention de la mort subite du nourrisson (Volume 18 - n°1 - 1999):
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